Les bonnes bactéries pour un ventre plat

Pour aller bien «en haut», commençons par aller bien «en bas». Mode d’emploi pour prendre soin de son ventre et faire du bien à son «second cerveau».

Avec ses 200 millions de neurones – soit presque autant que dans le cortex d’un chien ou d’un chat – et ses milliards de bactéries, contenues dans le microbiote (la flore intestinale), l’intestin serait notre «second cerveau» ou «cerveau du bas», comme certains scientifiques le définissent. Voire même pour d’autres professionnels de santé, le «siège des émotions». La communauté scientifique tente ainsi de mieux comprendre les liens entre intestin et cerveau. Une nouvelle étude menée par des chercheurs belges et publiée ce lundi dans la revue Nature Microbiology, analyse par exemple le lien entre la bonne santé de notre tube digestif et la dépression.

Mastiquer

Avant toute chose, le premier réflexe à adopter est de prendre le temps de mastiquer. En réduisant les portions, on facilite l’arrivée des aliments dans le tube digestif et l’on s’évite les ballonnements et douleurs. Ni plus ni moins.

S’éloigner de ses ennemis

Gluten et lactose seraient dans le peloton de tête des agents néfastes pour le ventre. Trop grosses, elles ne sont pas digérées et créent une inflammation.» Faut-il pour autant les bannir de l’alimentation ? Pas si simple, sauf dans le cas des pathologies avérées, comme le syndrome de l’intestin irritable. Si le spécialiste reste convaincu des bienfaits de l’arrêt, il préconise de commencer par diminuer sa consommation, et surtout de consulter un professionnel de santé pour y voir plus clair.

Concernant le lait, à la naissance, nous avons un maximum d’enzymes pour le digérer. Ce qui est sûr, c’est que plus nous vieillissons, moins nous en avons, et certains peuvent ainsi ne pas le tolérer.» Enfin une alimentation trop sucrée, trop grasse et trop carnée appauvrit le microbiote.

Diversifier son assiette

Quand il s’agit de dorloter ses entrailles, le poncif «mangez de tout» prend tout son sens. «Dans beaucoup de maladies, et pas forcément des pathologies intestinales, on se rend compte que la flore intestinale est déséquilibrée, favorisant ainsi certaines maladies». La solution ? Lui offrir de tout pour optimiser la diversification des bactéries.

Travailler son stress

«Avoir une boule au ventre», «des nœuds à l’estomac»… Ces expressions communément utilisées prouvent bien que nos intestins pâtissent du stress. «Il nuit directement à l’intestin en secrétant le cortisol, qui retire les sucs gastriques et perturbe ainsi la digestion». Il «aggrave effectivement les symptômes de beaucoup de maladies, en entraînant des contractions et des stimulations de l’intestin.» Alors pour sauvegarder ce dernier, rien ne sert de se cantonner au contenu de son assiette. Encore faut-il s’atteler également au volet stress.

On privilégie ainsi le sport, le yoga, le pilate, la méditation, ou de simples exercices de respiration. La cohérence cardiaque, une technique simple qui permet de contrôler sa respiration, peut atténuer l’anxiété.

Le resemencer de temps en temps

Après une prise d’antibiotiques, une longue période de fatigue, ou d’alimentation on ne peut plus bancale, la flore intestinale peut s’en trouver déséquilibrée. «On peut re-peupler notre intestin de bonnes bactéries grâce à des cures de probiotiques, à acheter en pharmacies ou magasins bio, et à consommer en cure de quatre mois minimum». L’aloe vera (à consommer en pulpe que l’on boit et en cure de 20 jours à un mois) ou le pollen peuvent aussi être des alliés selon le naturopathe. On peut aussi se tourner vers des produits lacto-fermentés, riches en prébiotiques et en probiotiques. En tête ? La choucroute, le kombucha, le miso ou encore les micro-algues